Meet the freerider Jenna Keller
Jenna Keller, rookie sur le FWT, a conforté sa place sur le circuit avec une solide deuxième place à Kicking Horse au Canada, après un run mené à toute vitesse. Installée à Verbier depuis cinq ans, Jenna est originaire des Portes du Soleil. Après avoir consacré des années à l’enseignement du ski et à voyager pour le hors-piste avec ses amis, Jenna repousse encore les limites de sa pratique en intégrant une compétition aussi exigeante que le FWT. Rencontre avec une skieuse authentique qui écrit les premières pages d’une belle aventure.
Première saison sur le Tour et déjà un podium ! Comment te sens-tu ?
Jenna : L’important est que ce podium m’a permis de reprendre confiance en moi. Je me dis que si j’ai pu poser un run, je peux le refaire, ça me motive à aller chercher encore plus loin et à remporter la prochaine étape. J’ai évidemment fait la fête le soir-même avec tous les copains et les personnes sur place !
Comment gères-tu la difficulté et l’exigence du circuit FWT ?
Jenna : C’est à la fois du stress et du plaisir. Mon objectif pour cette première saison est de profiter sans trop me focaliser sur les résultats. L’important, pour moi, c’est de repousser mes limites, d'apprendre de chaque run, et surtout de ne jamais oublier pourquoi je skie : par passion. L'aspect mental est compliqué à gérer, c’est vrai, mais je pense que cela fait partie du jeu et c’est aussi un moyen de se dépasser.
Peux-tu nous parler de ton parcours?
Jenna : J'ai grandi à Morgins, sur le domaine des Portes du Soleil, et comme beaucoup ici, j'ai commencé à skier très jeune, à l’âge de deux ans. Ma maman était prof de ski et elle m’emmenait avec elle pendant ses cours et me demandait de faire des démos d’exercices pour ses clients ! J’ai ainsi développé une véritable passion pour le ski et l’enseignement. Mon beau-frère, Blake Marshall, a quant à lui joué un rôle clé dans mon entrée dans le monde de la compétition freeride. Il s’est qualifié pour le FWT en 2020, et c’est à ce moment-là que l'idée de me lancer dans cette voie a commencé à germer. J’ai toujours aimé skier en hors-piste avec les copains, mais la compétition a quelque chose de différent. C’est un défi personnel, mais aussi un stress supplémentaire que je dois apprivoiser. J’adore l’adrénaline et l’ambiance sur le Tour, je dois tout de même admettre que l’aspect mental est vraiment exigeant. J’essaye de ne pas trop me poser de questions pour profiter de cette expérience.
Parlons de Verbier, qui est désormais ta maison. Pourquoi cette station ? Et quel est ton run préféré ?
Jenna : Verbier est le compromis parfait pour moi. C’est une station incroyable qui offre un terrain de jeu varié et technique, idéal pour enseigner en tant qu’experte Swiss Snowsport. De plus, le niveau des freerideurs locaux m’a permis de progresser énormément. Quant à mon run préféré, c’est sans hésiter le Vallon d’Arbi. C’est un terrain super joueur, presque un petit coin à part de la station offrant beaucoup de possibilités.
Il faut savoir aussi décompresser. Quels sont tes petits rituels pour te détendre ?
Jenna : Rien de tel qu’un petit verre entre amis sur la terrasse du Lumi pour retrouver un peu de normalité. C’est là que je retrouve mes collègues profs de ski avec qui je partage des moments hors compétition. Il nous arrive parfois aussi de remonter faire un dernier run au coucher du soleil. C’est l’avantage à Verbier avec les remontées qui restent ouvertes jusqu’à 16h45.
Et au-delà du FWT, quels sont tes projets futurs ?
Jenna : J’aimerais bien continuer à filmer avec HEAD et mener des projets de ski. Bien sûr, si je peux refaire une saison sur le FWT, ce serait génial, mais je reste ouverte à d’autres opportunités. Ce qui compte, c’est de faire grandir ma passion pour le ski et de toujours montrer la meilleure version de moi-même.

